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«Sauve-moi !»

Tout le monde est sur Facebook? Et qui est sur Linkedin? Une de mes relations sur Linkedin, qui travaille pour un cabinet de recrutement, a posté un message surprenant: «Quel est votre verset favori ?». Le plus surprenant est qu’il a eu plein de réponses, car Linkedin, ce n’est pas comme Facebook, les commentaires sont publics tout le monde peut les lire, y compris le patron. Cela m’a fait plaisir de voir que de nombreux croyants affichent ainsi ouvertement leur foi en Dieu.

On tous un ou plusieurs versets favoris. On a aussi souvent une image pieuse favorite. Moi je tiens beaucoup à cette illustration d’un des miracles de Jésus, celui où il marche sur l’eau. En effet, les trois évangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Jean) rapportent ce miracle mais seul Matthieu parle du moment où Pierre marche lui aussi sur l’eau. Or, c’est un passage très intéressant. Lisons dans la Bible :

Matthieu 14:24-32: «La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots; car le vent était contraire. À la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer. Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent: C’est un fantôme! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris. Jésus leur dit aussitôt: Rassurez-vous, c’est moi; n’ayez pas peur! Pierre lui répondit: Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit: Viens! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria: Seigneur, sauve-moi! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit: Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté? Et ils montèrent dans la barque, et le vent cessa.»

Cette barque qui rencontre des vents contraires, c’est notre vie. Quand on traverse un moment difficile, on se tourne vers le Seigneur pour lui demander de l’aide. On prie très fort, si fort qu’à un moment on entend une petite voix intérieure qui nous murmure enfin tout bas les mots rassurants que l’on voulait entendre: «n’aie pas peur!». On reprend alors courage. Mais parfois, immédiatement après, on se met à douter encore: le vent est quand même fort… Et on sombre à nouveau. Lorsque Pierre commence à enfoncer, il y a deux options qui s’offrent à lui: option A, regagner l’embarcation, c’est-à-dire essayer de s’en sortir par ses propres moyens, ou alors, option B, m≖me si cela semble déraisonnable, faire confiance à Jésus, ce qu’il choisit: «Seigneur, sauve-moi!».

Ce doute momentané de Pierre, sa foi fragile, est une expérience vécue par tous les croyants un jour ou l’autre. Et ce qui est important de noter c’est que Jésus se précipite immédiatement à son secours: «Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit…»

Et dès que Jésus et Pierre «remontèrent dans la barque, le vent cessa». La Bible ajoute rarement des détails inutiles. Il faut replacer cet épisode dans son contexte et lire quelques versets plus haut: Jésus vient de nourrir 5000 personnes avec deux poissons et cinq pains. Et la Bible nous dit (Matthieu 14:22): «Aussitôt après, il obligea les disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l’autre côté, pendant qu’il renverrait la foule».

Le mot important ici est «obligea»: ce n’est pas dans les habitudes de Jésus d’obliger ses disciples.
Le verset 23 nous dit: «Quand il l’eut renvoyée (la foule), il monta sur la montagne, pour prier à l’écart; et, comme le soir était venu, il était là seul».

Jésus priait beaucoup mais il y avait à ce moment une raison particulière de prier. C’est expliqué au tout début du chapitre: on venait de lui annoncer la mort de Jean-Baptiste dans des circonstances atroces, décapité. Jésus avait donc pris une barque pour s’éloigner et être seul pour prier la mort de Jean-Baptiste, mais la foule l’avait suivi et il a d’abord dû s’en occuper. Une fois la foule nourrie, Jésus a éloigné les disciples, pour être seul dans ce moment de grande douleur humaine. On a tous des liens très forts avec la personne qui nous a baptisé. Et ici, les circonstances de sa mort sont horribles. On peut imaginer que Jésus a pleuré.

Une conséquence de ce que Jésus s’est retiré seul sur la montagne est que ses disciples se sont retrouvés loin de leur maître, qui plus est, sur une barque, en pleine nuit, avec des vents contraires pr&eaute;cise le texte. La mer sur laquelle ils sont est la mer de Galilée, celle au bord de laquelle J&ecute;sus recrute ses deux premiers disciples, Pierre justement, et son frère André. Cette mer porte plusieurs noms dans la Bible (lac de Génézareth) et aujourd’hui on parle du lac de Tibériade. Il mesure 21 km du nord au sud et 12 km au plus large d’est en ouest et sa superfie est de 166 km2. Cette étendue d’eau est suffisamment vaste pour que des vagues importantes se forment par mauvais temps. 12 km de large, cela veut dire qu’on ne peut jamais être à plus de 6 km de la côte et donc qu’on la voit toujours, il suffit d’être à 3m de hauteur, même moins puisque le lac est bordé de montagnes. Mais ça, c’est de jour. De nuit et par très mauvais temps, les disciples sur la barque avaient objectivement de quoi être inquiets. Le miracle de la multiplication des pains se déroule sur la côte ouest du lac et Marc pr&eaute;cise qu’ils se dirigent vers Bethsaïda, qui se situe sur la cocirc;te est.

Ils devaient certainement se battre avec les voiles et le gouvernail, car quand le vent est fort, il faut réduire la voilure et si les vents sont contraires, il faut «tirer des bords», sans cesse manœvrer. Ils étaient tellement préoccupés par leur situation matérielle, qu’n’ont pas reconnu de suite Jésus qui venait vers eux et crient: «C’est un fantôme!» Est-ce que nous aussi nous ne sommes pas parfois tellement inquiets par les vents contraires, tellement occupés à essayer de trouver une solution que nous ne voyons plus l’essentiel? Notre foi.

Notre foi ne se mesure pas par rapport aux difficultés de ce monde, elle est grande parce que nous avons foi en Dieu, nous avons plaçé notre confiance en celui qui ne déçoit pas.

C’est comme cette histoire qui se passe dans un avion. Un monsieur est assis à côté d’une petite fille de 6-7 ans. Il y a des turbulences et l&#hôtesse demande aux passagers de boucler leur ceinture et de relever leur tablette. Le monsieur se tourne vers la petite et lui demande: «Ça va, tu n’as pas peur?». La petite répond: «Non, pourquoi je devrais avoir peur: c’est mon papa qui pilote!». La petite était en effet la fille du commandant de bord!

☆ Consulter un autre TEXTE :




☆ Pour accéder directement à un VERSET, indiquez le livre (selon l’abbréviation usuelle), le chapitre et le verset, par Exemple Jn 12:14

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